UNSa ORKYN'
UNSa ORKYN'

 

Syndicat SECI-UNSA / Orkyn

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nao 2019, pour l'UNSA le compte n'Y EST PAS

Sur la « Prime exceptionnelle pour le pouvoir d’achat » la PEPA, le Premier ministre E. Philippe avait précisé que cette prime serait défiscalisée jusqu'à 1.000 euros, et que les salariés touchant jusqu'à 3.600€ mensuels net y seraient éligibles.

 

Le groupe AL a choisi de verser 700€ à tous les salariés dont le salaire mensuel est inférieur ou égal à 2500€, au-delà.... Rien ! Ceci est une "double peine" pour l'ancienneté et de plus, ceci exclue toute une partie des assimilés cadre pour lesquels Orkyn’ touche le CICE.

 

Certes près de 1000 salariés Orkyn bénéficieront de ces 700€, mais cela signifie qu’un tiers de nos salariés, soit 75%, sont payés en dessous de ce plafond. 

 

Ceci colle mal avec les déclarations de la FédéPSAD qui à chaque baisse de prix de la LPP déclare aux autorités de santé que nos métiers exigent des professionnels qualifiés.

 

Sur les NAO, nous nous accordons tous à dire que nous souffrons d’un manque de fidélité de nos salariés. 500 d’entre eux qui ont participé au dernier questionnaire QVT n’étaient pas présents au précédent questionnaire. Et l’ancienneté moyenne, si l’on en croit le bilan social est de 8 ans.

 

Les syndicats avaient donc souhaité la mise en place d’une prime d’ancienneté. Il n’en sera rien, même si le système proposé par la direction définissait 2 populations : + de 10 ans d’ancienneté et moins de 10 ans et que le % d’augmentation accordé favorisait les salariés plus anciens. C’est un point qu’il faut saluer.

 

Malheureusement l’enveloppe elle reste à 1,7% de la masse salariale alors d’autres dans le groupe en sont à plus de 2% et que des filiales du Home Healthcare devraient bénéficier d’un supplément d’intéressement de 300€

 

Orkyn’ il faut le rappeler est déjà une des filiales la plus mal payée, les chiffres présentés au Comité de Groupe AL sont éloquents. (MS/effectif p 39 rapport SECAFI).

 

Mais il est vrai que le CICE est versé pour une rémunération inférieure ou égale à 2,5 SMIC. Pour Orkyn’ c’est 2,338 M€ qui ont été perçus pour 2017.Voilà pourquoi ils n’ont aucun intérêt à augmenter les bas salaires.  

 

Alors pour l'UNSA, le compte n'y est pas

Dernière réunion NAO du 14 janvier 2019

 

En 2018 un effort avait été fait sur les salaires inférieurs à 1750 donnant ainsi le sentiment aux salariés dont le salaire était légèrement supérieur à 1750 qui ont plus de 10 ans d’ancienneté d’avoir été oubliés.

 

Nos revendications portaient à la fois sur les bas salaires mais aussi sur la fidélisation des salariés car on constate que 500 salariés ont moins de 3 ans d’ancienneté

 

La direction a donc défini 4 groupes de salariés tout en restant dans une enveloppe globale de 1,7%

 

- ancienneté supérieure à 10 ans, et salaire inférieur à 1750€ cela concerne 34 salariés, 85% d’entre eux (29 salariés sur 34) auront une augmentation moyenne de 3,9%. Pour un salaire de 1680€ l’augmentation serait de 65€

 

- ancienneté inférieure à 10 ans, et salaire inférieur à 1750€ cela concerne 294 salariés, 85% d’entre eux (250 salariés sur 294) auront une augmentation moyenne de 3%. Pour un salaire de 1700€ l’augmentation serait de 50€

 

- ancienneté supérieure à 10 ans, et salaire supérieur à 1750€ cela concerne 518 salariés, 85% d’entre eux (440 salariés sur 518) auront une augmentation moyenne de 2,5%. Pour un salaire de 2800€ l’augmentation serait de 70€

 

- ancienneté inférieure à 10 ans, et salaire supérieur à 1750€ cela concerne 512 salariés, 70% d’entre eux (358 salariés sur 512) auront une augmentation moyenne de 2%. Pour un salaire de 3500€ l’augmentation serait de 70€

 

Au total c’est 1078 salariés sur 1358 seront augmentés soit 79% un peu plus de 3 salariés sur 4

Ce mode de calcul est un début de reconnaissance de l’ancienneté, mais nous avions fait des propositions sur une prime d’ancienneté pour tous les salariés qui n’ont pas été retenues.

 

Dommage !

 

 

Prime MACRON

Lettre à nos Directeurs Génénéraux

Messieurs,

En pleine crise des gilets jaunes, le Président de la république a décrété l'état d'urgence économique et sociale.

Au-delà des mesures comme la défiscalisation des heures supplémentaires, il a invité les entreprises à verser à leurs salariés une prime, celle-ci sera défiscalisée, non soumise à l'impôt et aux cotisations sociales.

Le Premier ministre Edouard Philippe a précisé vendredi que cette prime serait défiscalisée jusqu'à 1.000 euros, et que les salariés touchant jusqu'à 3.600 euros mensuels net y seraient éligibles

Des entreprises ont déjà répondu à l'appel du président.

Les opérateurs de téléphonie mobile Orange et Iliad (Free) vont verser une prime. Orange a décidé de verser une prime de 1000 euros pour les salariés qui gagnent moins de 25 000 euros brut annuel. L'entreprise a choisi de verser 500 euros pour les salariés qui touchent entre 25 et 30 000 euros brut par an.

Les géants du Luxe LVMH et Kering ont également décidé de se mobiliser pour améliorer le pouvoir d'achat de leurs salariés.

Le géant de la communication Publicis va accorder une prime de 1 000 euros à ses salariés en France qui gagnent moins de 2 500 euros brut par mois. Le pétrolier Total a lui aussi décidé d'accorder une prime de Noël au 18 000 salariés français d'un montant de 1 500 euros. La société en chimie Solvay va-elle faire bénéficier ses 4 000 salariés non-cadres d'une prime de fin d'année de 600 euros.

Depuis 2014, les entreprises réduisent grâce au dispositif du CICE leur impôt sur les sociétés de près de 19 milliards. Pour Orkyn’ ce dispositif a représenté 1889 K€ en 2015, 1975 K€ en 2016 et 2338 K€ en 2017.

En 2019 les entreprises devraient toucher deux fois la somme : une fois au titre du crédit d’impôts, une autre fois sous forme de baisse directe des cotisations sociales des employeurs selon un procédé nommé « la bascule » en langage technocratique.

Compte tenu de ces éléments, nous vous invitons à répondre à cet appel du Président de la république et à prendre en compte l’urgence sociale des salariés à bas revenu de notre entreprise.