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UNSA Fédération Commerces & Services

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nao 2019

Lettre à nos Directeurs Génénéraux

Messieurs,

En pleine crise des gilets jaunes, le Président de la république a décrété l'état d'urgence économique et sociale.

Au-delà des mesures comme la défiscalisation des heures supplémentaires, il a invité les entreprises à verser à leurs salariés une prime, celle-ci sera défiscalisée, non soumise à l'impôt et aux cotisations sociales.

Le Premier ministre Edouard Philippe a précisé vendredi que cette prime serait défiscalisée jusqu'à 1.000 euros, et que les salariés touchant jusqu'à 3.600 euros mensuels net y seraient éligibles

Des entreprises ont déjà répondu à l'appel du président.

Les opérateurs de téléphonie mobile Orange et Iliad (Free) vont verser une prime. Orange a décidé de verser une prime de 1000 euros pour les salariés qui gagnent moins de 25 000 euros brut annuel. L'entreprise a choisi de verser 500 euros pour les salariés qui touchent entre 25 et 30 000 euros brut par an.

Les géants du Luxe LVMH et Kering ont également décidé de se mobiliser pour améliorer le pouvoir d'achat de leurs salariés.

Le géant de la communication Publicis va accorder une prime de 1 000 euros à ses salariés en France qui gagnent moins de 2 500 euros brut par mois. Le pétrolier Total a lui aussi décidé d'accorder une prime de Noël au 18 000 salariés français d'un montant de 1 500 euros. La société en chimie Solvay va-elle faire bénéficier ses 4 000 salariés non-cadres d'une prime de fin d'année de 600 euros.

Depuis 2014, les entreprises réduisent grâce au dispositif du CICE leur impôt sur les sociétés de près de 19 milliards. Pour Orkyn’ ce dispositif a représenté 1889 K€ en 2015, 1975 K€ en 2016 et 2338 K€ en 2017.

En 2019 les entreprises devraient toucher deux fois la somme : une fois au titre du crédit d’impôts, une autre fois sous forme de baisse directe des cotisations sociales des employeurs selon un procédé nommé « la bascule » en langage technocratique.

Compte tenu de ces éléments, nous vous invitons à répondre à cet appel du Président de la république et à prendre en compte l’urgence sociale des salariés à bas revenu de notre entreprise.